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"A la fin tu es las de ce monde ancien" (Alcools)
Guillaume Apollinaire, pseudonyme de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, naît à Rome le 26 août 1880. Né de père inconnu, il vit avec sa mère, une femme aventurière qui l'emmènera en Belgique (Stavelot), en Italie et à Monaco.
A 20 ans, il fréquente la bohème parisienne où il vit d'expédients : littérature alimentaire (romans populaires d'aventure, héroïque ou érotique). Soupçonné dans le scandale du vol de la Joconde, il sera emprisonné durant une semaine à la prison de la Santé ; cette expérience aura beaucoup d'influence sur lui.
Il fut précepteur dans une famille allemande. C'est chez cette famille qu'il rencontre une anglaise prénommée Annie avec qui il aura une aventure amoureuse. Lorsque Annie le quitte, il la suit en vain jusqu'en Angleterre, c'est suite à cela qu'il se destinera à l'amour impossible.
De retour en France en 1908, on lui connaîtra une liaison avec l'artiste peintre Marie Laurencin. En 1910, il commence l'écriture de poèmes recueillis dans Alcools.
Il s'engage dans l'armée en 1914, il dira avoir aimé la guerre en parlant de « beau spectacle ». La guerre est pour lui l'occasion de se livrer à une vie de plaisirs.
Blessé à la tête par un éclat d'obus en 1916, il retourne à Paris.
Guillaume Apollinaire meurt en 1918 de la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Apollinaire est l'innenteur du mot "surréalisme" en 1918.
Alcools
Le Bestiaire
Calligrammes
L'Enchanteur pourrissant
Le Guetteur Mélancolique
Le poète assassiné
Lettres à Lou
Poèmes à la Marraine
Le Poète assassiné
Les Mamelles de Tirésias
Casanova (publié en 1952)
Les Onze mille verges
Les Exploits d'un jeune Don Juan
Le Flâneur des deux rives (1919)
Les Peintres cubistes
Les Poètes d'aujourd'hui
L'Antitradition futuriste
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine 
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'Adieu
J'ai cueilli ce brin de bruyère 
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends
Automne
Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un cœur que l'on brise
Oh ! l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises
Nuit rhénane
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme 
Ecoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire